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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 05:04

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 14:15

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 10:54

Sur les 477 partis politiques agrées en RDC, seuls le PPRD, l’UDPS, le MLC et l’UNC sont implantés sur 75% du territoire national. Le reste n’existe qu’à Kinshasa ou dans quelques chefs-lieux des provinces. Le constat est de la Commission africaine pour la supervision des élections (Case), qui a publié un rapport mercredi 18 mars à Kinshasa. Cette organisation estime, en outre, que le nombre élevé de partis politiques en RDC empêche la population de faire un choix judicieux du parti auquel adhéré.
Cette étude sur le niveau d’implantation des partis politiques en RDC fournit des données sur la santé des partis politiques à la base et à la veille des échéances électorales. C’est ce qu’a affirmé Simaro Ngongo, président de la Case, une organisation qui regroupe 74 ONG et réseaux de la société civile.

Simaro Ngongo Mbayo a résumé ainsi le rapport de son organisation:

«Quatre partis politiques présentent un taux d’implantation de 75% à travers toute la République. Douze partis politiques sont implantés dans les chefs-lieux des provinces ou dans certains territoires d’origine de leurs leaders, un taux d’implantation de 45 % sur l’ensemble de la République. Il s’agit du MSR, de l’AFDC, ECTD, Arc, UNDF, UDCO, PDC, Palu, RRC, Unafec, PPPD, Mip. Partis politiques opérationnels [seulement] dans la capitale Kinshasa: 461 partis politiques, qui représentent un taux d’implantation de 20%.»

Ce tableau suscite des interrogations et des inquiétudes de la part de cette organisation.

«Inquiétude en ce sens qu’il deviendra difficile au souverain primaire d’opérer un choix judicieux pour son engagement dans l’un ou l’autre parti politique tant il en existe beaucoup. Interrogation quant aux tendances des uns comme des autres qui ne permettent plus de distinguer les partis de gauche ou de droite», a expliqué Simaro Ngongo Mbayo.

Lire aussi sur radiookapi.net:

Des participants au forum des partis politique organisé par la Ceni le 8/9/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo Sur les 477 partis politiques agrées en RDC, seuls le PPRD, l’UDPS, le MLC et l’UNC sont implantés sur 75% du territoire national. Le reste n’existe qu’à Kinshasa ou dans quelques chefs-lieux des provinces. Le constat est de la Commission africaine pour la supervision des élections (Case), qui a publié un rapport mercredi 18 mars à Kinshasa. Cette organisation estime, en outre, que le nombre élevé de partis politiques en RDC empêche la population de faire un choix judicieux du parti auquel adhéré.
Cette étude sur le niveau d’implantation des partis politiques en RDC fournit des données sur la santé des partis politiques à la base et à la veille des échéances électorales. C’est ce qu’a affirmé Simaro Ngongo, président de la Case, une organisation qui regroupe 74 ONG et réseaux de la société civile.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 10:51

VITAL KAMERHE VISITE EN BELGIQUE

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 10:49

KAMERHE FACE A LA PRESSE AUX ETATS UNIS

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 10:45

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 10:34

Martin FAYULU, le Judas de l'opposition Congolaise RDC - Bishop TSHATUMBA

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 10:32
Questions directes à Vital Kamerhe

De retour d’un voyage à Washington, aux Etats-Unis d’Amérique, Vital Kamerhe, président de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), a eu, vendredi 13 mars, un long échange au Parlement européen à Bruxelles avec l’eurodéputée belge Marie Arena (PS). A l’issue de cette rencontre, il a accordé une interview à Congo Indépendant. Parlant des manifestations des 19, 20, 21 et 22 janvier à Kinshasa, Kamerhe a eu ces mots : «Ceux qui avaient sous-estimé la capacité du peuple congolais à s’indigner, à se lever et marcher ont eu tort. »

Vous rentrez d’un séjour à Washington. Quel en était le but ?

Je reviens effectivement d’un voyage aux Etats-Unis d’Amérique. Pourquoi ? Tout simplement parce que la République démocratique du Congo se trouve à la croisée des chemins. Une situation qui nécessité de frapper à toutes les portes de nos partenaires. A l’instar d’autres formations politiques de l’opposition, notre parti avait reçu une invitation à se rendre dans la capitale américaine. Nous avons saisi cette opportunité pour plaider en faveur de la situation dans notre pays. A savoir que la publication d’un «calendrier électoral global» après une lutte héroïque du peuple congolais - à l’appel de l’opposition et de la Société civile - ne doit pas donner aux Américains l’impression que le processus électoral avance bien au Congo. Bien au contraire. Ce calendrier est certes «global» mais il n’est pas réaliste. Il est même "dangereux" parce que non-consensuel.

Dangereux…

Dangereux parce que si ce calendrier était appliqué tel quel, je ne vois pas comment la CENI (Commission électorale nationale indépendante) pourrait organiser le même jour les élections provinciales, municipales, locales et urbaines, soit au total 1.500 circonscriptions électorales. On peut gager qu’il y aura des électeurs qui ne sauront même pas voter. Il y aura des conflits…

Que propose l’opposition ?

Nous ne nous sommes pas limités à critiquer. Nous avons fait une proposition sous forme de calendrier.

Quelle peut-on retenir en substance ?

Primo : nous retenons pour l’année en cours l’organisation des élections provinciales pour renouveler les mandats des députés provinciaux lesquels doivent élire les gouverneurs de province. Il s’agit des 11 provinces qui existent actuellement. Secundo : les élections sénatoriales. Je tiens à relever qu’en dépit de ses imperfections, ce calendrier contient quand même quelques "acquis". Le premier acquis : nous connaissons désormais que l’élection présidentielle et les législatives auront lieu en novembre 2016. Le deuxième acquis : le deuxième et dernier mandat du président Kabila expire le 19 décembre 2016 à minuit. Troisième acquis : le Président élu va entrer en fonction le 20 décembre 2016. Autre acquis : le scrutin est convoqué dans le délai constitutionnel. L’opposition estime néanmoins que ce calendrier n’est pas réaliste. Et ce pour la simple raison qu’il annonce des élections fort onéreuses : 1, 150 milliard $ US. L’opposition demande une ventilation de cette somme, rubrique par rubrique, afin de savoir comment on est arrivé là. La CENI devrait commencer par « évacuer » de son chronogramme les élections locales, municipales et urbaines. Ces consultations politiques devront être organisées après 2016.

Quelle est la suite réservée à la démarche de l’opposition?

L’opposition a transmis cette contre-proposition pour jauger la bonne foi du pouvoir en place. Nous n’ignorons pas que le président Kabila et son régime sont dans une stratégie qui consiste à multiplier des stratagèmes et des obstacles. L’objectif est d’obtenir le «glissement». Un glissement qu’ils n’ont pas eu par la révision constitutionnelle et de la modification de l’article 8 de la Loi électorale en conditionnant la tenue des élections au recensement de la population. Ils vont nous amener aux élections avec un calendrier assorti de 23 contraintes, c’est-à-dire des obstacles à faire sauter avant que ce calendrier soit réalisable. Nous estimons que pour avoir de bonnes élections, il faut de bonnes listes électorales. Le calendrier tel que publié viole la Constitution en son article 5-4 qui stipule notamment que « (…) sont électeurs et éligibles, dans les conditions déterminées par la loi, tous les Congolais de deux sexes, âgés de dix-huit ans révolus et jouissant de leurs droits civils et politiques ». Depuis juillet 2011 jusqu’à ce jour, le pays compte en son sein de nouveaux citoyens en âge de voter. Ceux-ci sont estimés à dix millions. Nous demandons donc de nouveaux enrôlements. Il faut un nouveau fichier électoral. Celui qui est là est totalement corrompu…

Après Washington, vous êtes au Parlement européen à Bruxelles. Quelle est la raison de cette visite ?

Il ne faut pas perdre de vue que l’Union européenne est le premier partenaire du Congo non seulement en matière électorale mais aussi de réforme des services de sécurité, de l’armée et de la police. Nous sommes venus dire aux responsables de l’Union européenne que nous n’acceptons pas l’indifférence qu’ils ont affiché pendant que les « forces de sécurité » tuaient des gens lors des manifestations des 19, 20, 21, 22 jusqu’au 25 janvier. On a tiré à bout portant sur des jeunes et des étudiants à Kinshasa. Il y a eu des morts à Goma et à Bukavu. Notre message a été clair : "les petits communiqués non suivis de sanctions ne nous intéressent plus. Nous voulons voir des mesures de rétorsions en commençant par des restrictions en matière d’octroi de visa". Les personnes à cibler sont connues. C’est le président Kabila et des membres de son entourage. Ces personnes-là doivent sentir qu’elles ne peuvent plus se permettre n’importe quoi dans le cadre du partenariat que nous avons avec l’Union européenne. Il importe également d’atteindre ces personnes au niveau du «portefeuille». Ces personnes ont des comptes en banque en Europe. Si l’UE ne peut pas prendre des sanctions dans sa globalité, nous escomptons des mesures au niveau des relations bilatérales avec certains Etats membres.

Vous attendez donc des pressions de la part de l’UE…

Des pressions claires et nettes! Nous sommes venus également dire que nous n’acceptons pas que le gouvernement congolais dise quand il veut ou ne veut pas collaborer avec la Mission onusienne au Congo. Pour mettre en déroute et éradiquer les rebelles du M23 – qui étaient au départ les alliés du président Kabila puisque le CNDP est avec lui -, le président Kabila a réussi à amener la communauté internationale à combattre ses adversaires du M23. C’est très bien. Nous avons voulu qu’il mobilise la communauté internationale contre les miliciens Hutu rwandais des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda). Pour les FDLR, il dit : circulez, il n’y a rien à voir. Alors que les habitants des localités concernées dans le Kivu disent qu’il n’y a rien de consistant qui s’y passe dans la traque de ces combattants.

Quel est votre commentaire sur l’implication du ministre de la Communication et des médias Lambert Mende dans le "dossier FDLR" ?

J’ai toujours dit que c’est un ministre qui fait tout. Un «ministre de tout». C’est à croire qu’il n’y a plus de ministre de la Défense ou de l’Intérieur dans ce pays. Le ministre de la Communication et des médias est dans tous les dossiers y compris ceux qui relèvent de la justice. Je l’ai entendu dire que «les auteurs intellectuels de pillages des magasins des Chinois seront arrêtés, jugés et condamnés ». Et qu’on va utiliser leurs biens personnels pour dédommager les Chinois. Je me dis que ce ministre est à la fois procureur général de République et président de la Cour suprême de justice. Il oublie qu’il y a aussi des auteurs intellectuels des tueries. Les armes qui ont ôté la vie aux Congolais lors de ces manifestations pacifiques n’appartiennent nullement aux opposants. Ce sont des armes détenues par la police nationale et la garde républicaine. Il faudra que ce ministre aille jusqu’au bout de sa logique en fournissant des réponses à quelques questions. Qui a tué des manifestants ? Les magasins des opérateurs économiques congolais ou chinois sont-ils plus importants que la vie de nos concitoyens ? Qui a arrêté Jean-Bertrand Ewanga, Jean-Claude Muyambo, Vano Kiboko, Christopher Ngoyi, Eugène Diomi Ndongala et le journaliste Mike Mukebayi ?

Le ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, a transmis jeudi 12 mars à la CENI une liste de 477 partis et une trentaine de regroupements politiques. Selon Boshab, au regard de la loi, trois formations politiques seulement seraient en mesure de participer aux élections. Quel est votre commentaire ?

En fonction de quelle loi le dit-il? Les partis qui avaient participé aux élections du 28 novembre 2011 sont bien connus au ministère de l’Intérieur. Le ministre Boshab ne doit pas personnaliser ce ministère. Avant lui, il y avait un ministre de l’Intérieur. Après lui, il y en aura un autre. Quand le ministre de l’Intérieur donne l’autorisation et la reconnaissance à une association politique, il n’appartient nullement à un autre ministre de l’Intérieur de remettre en cause ce qui a été fait avant lui. Pourquoi a-t-il remis la liste des 477 formations politiques si, en âme et conscience, il estimait qu’il n’y a que trois organisations valables? On peut gager que parmi les trois partis, il n’y a que des formations politiques de la majorité avec le PPRD en tête…

Au cours d’une récente conférence de presse, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo a fait le bilan de gouvernement au cours de l’année 2014. Selon lui, la situation est globalement stable au plan politique, économique, diplomatique et sécuritaire. Qu’en dites-vous ?

Je crois que le Premier ministre a raté l’occasion de se taire. Il aurait dû s’exprimer lorsque les forces de sécurité tuaient la population dans la ville de Kinshasa. Pendant cinq jours et même après, il est resté aphone comme si le pays n’était pas gouverné.

Il semble qu’il s’était rendu à l’université de Kinshasa…

On a montré les images quand il quittait le campus et non à son arrivée. On n’a pas montré « l’accueil » qui lui a été réservé. Le peuple congolais n’a plus besoin de chiffres pour savoir le cadre macroéconomique. Le peuple congolais sait mesurer dans son assiette l’amélioration de ses conditions. Le peuple congolais sait mesurer son bien-être par la qualité de l’éducation ou des soins de santé et l’état des routes de desserte agricole et la circulation entre provinces et territoires du pays. Le Premier ministre doit pouvoir nous dire combien ont coûté, au kilomètre carré, les routes construites à Kinshasa. Il doit pouvoir nous dire également la destination donnée à la somme de 80 millions $ US. Une question orale avec débat lui avait été adressée à ce sujet. Dans quel compte bancaire cet argent a pu atterrir ? Il doit nous dire si l’ordre de couper la connexion à l’Internet et celui de boucher les téléphones des opposants venaient de lui. Comme vous pouvez le voir, il y a plusieurs sujets sur lesquels nous aurions souhaité entendre le Premier ministre. J’espère qu’il ne va pas faire le Ponce Pilate en disant que ce n’est pas lui mais Kabila et ses hommes. Il ne peut pas rester dans un gouvernement sans être solidaire avec le chef de l’Exécutif. A contrario, il doit démissionner.

Quels sont les enseignements que vous tirez des manifestations de janvier dernier ?

Je ne suis pas surpris. Ces manifestations ont démontré que les gens qui sous-estimaient la capacité du peuple congolais à s’indigner, à se lever et marcher ont eu tort. La réalité est là : c’était des analyses simplistes. Des analyses simplistes qui étaient faites dans certains laboratoires ici en Occident et même à Kinshasa. J’entendais des proches de Kabila dire : «Le peuple congolais n’est pas comme le peuple burkinabé». Comme pour dire que les Congolais n’ont aucune capacité d’indignation. Le ministre des Communications lui disait : «L’opposition n’est pas en mesure de mobiliser 100 personnes». Tous ces « analystes » ont été surpris. La vérité est que nous avons fait un travail de fourmi pour expliquer au peuple que la Constitution lui donne le droit - notamment en ses articles 25, 26 et 64 - de dire non à toute dérive totalitaire. De même, de dire non quand ses droits sont violés. Nous avons la conviction que le peuple congolais ne va plus reculer. Nous allons demander à la population de rester inflexible tant face à la justice instrumentalisée qu’à l’Agence nationale de renseignements. Un procès nous attend le 23 mars prochain à Kinshasa. Notre frère Paul Nsapu vient de révéler qu’il existe une "liste" reprenant les noms des opposants qui doivent absolument être arrêtés et jugés comme « auteurs intellectuels » des événements du mois du 19 janvier. Nous voulons rappeler au président Kabila que nous, l’opposition et la société civile, avions annoncé à la télévision et à la radio que nous allions organiser une manifestation le 19 janvier. Et ce sauf s’il retirait son projet de loi électorale qui viole la Constitution. Nous l’avions prévenu que dans le cas contraire, nous allions demander au peuple congolais de se mettre debout pour barrer la route à l’imposture. Notre action n’était nullement clandestine. Mieux encore, la Constitution reconnait au peuple congolais ce droit. Devrait-on comprendre que la manifestation pacifique est érigée désormais en infraction ? La prison est faite pour les hommes. J’ai l’habitude de dire qu’il y a des hommes qui passent par la prison pour accéder au pouvoir. Tout comme, il y a des gens qui passent par le pouvoir pour terminer leur vie en prison…

Selon vous, est-il opportun de lancer dans le contexte actuel le découpage territorial ?

Ce découpage n’est nullement opportun. C’est un stratagème de plus. Il me semble que c’est l’avant-dernière cartouche qui reste au pouvoir pour obtenir le « glissement » du calendrier électoral. On cherche à instaurer l’insécurité et le conflit notamment dans la province du Katanga avec les contestations et tiraillements qui en découleront. On veut amener l’insécurité également au centre du pays. C’est le cas à Mweka, au Kasaï Occidental, où la population a dit tout le mal qu’elle pense à ce découpage. Le découpage territorial est prévu dans la Constitution en son article 2. Il doit donc avoir lieu. Cependant, la sagesse commande que cette opération soit précédée par une sensibilisation pour obtenir l’adhésion de la population. On doit y aller de manière progressive. Toute action contraire dénote de la volonté du pouvoir en place de gagner du temps. En ce qui nous concerne, nous renvoyons cette question du découpage après 2016.

L’opposition congolaise va-t-elle organiser une sorte des « primaires » pour désigner son "candidat unique" à l’élection présidentielle ?

L’opposition est déjà sur la bonne voie. Nous avons commencé par nous rassembler avec la Société civile. Nous avons par la suite défini notre combat qui consiste à sensibiliser le peuple congolais pour empêcher la révision constitutionnelle et la modification de la loi électorale en violation de la Charte fondamentale. Dire non au un calendrier électoral irréaliste et dangereux, l’adhésion au calendrier de l’opposition constituent le troisième et quatrième combat. Le cinquième combat sera le rassemblement des forces politiques de l’opposition et les forces sociales de la Société civile autour d’une vision commune de la grandeur du Congo. Vous le savez autant que moi que notre pays a la vocation d’être la locomotive du développement de l’Afrique centrale et de la sous-région des Grands lacs. Le dernier combat sera justement de désigner le "candidat unique" à l’élection présidentielle.

Que répondez-vous à ceux qui disent que le pouvoir kabiliste vous "ménage" pendant que d’autres acteurs politiques font face à des tracasseries ou croupissent à Makala ?

Il n’ y a pas que Kamerhe qui n’est pas arrêté. Le président de l’UDPS Etienne Tshisekedi n’a jamais été interpellé. Son fils, Félix, mêmement. Je n’ai pas appris qu’on a procédé à l’arrestation de plusieurs personnes de ma trempe qui étaient en déplacement à l’étranger. J’ai horreur de parler de moi-même. Voici quelques faits : ma chaîne de télévision, Canal Futur Télévision, est fermée depuis le 28 novembre 2011 à ce jour. J’ai été locataire d’une maison de l’Etat pour laquelle j’avais payé à l’avance le loyer sur l’avenue Mwene-Ditu n°5 dans la commune de la Gombe. Nonobstant cela, j’y ai été chassé comme un malpropre. Je suis le seul chef de corps qui a quitté ses fonctions sans percevoir les indemnités de sortie. En lieu et place de parler de moi, je préfère parler du Congo et de son avenir. C’est le futur du Congo qui m’intéresse. Je ne voudrais pas donner à Kabila l’occasion de me soudoyer lorsqu’il apprendra que Kamerhe se plaint pour la résidence qu’il avait réhabilitée sans être remboursé. Je sais que tôt ou tard, je serai dédommagé. Pour le moment battons-nous pour le Congo. Je profite pour saluer toute la diaspora congolaise et le peuple congolais. Soyons unis ! Pour gagner ensemble, nous devons cesser de nous tromper d’adversaire. Dorénavant, privilégions le «nous» et non le «je»…

Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2015

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 10:29
Vital Kamerhe rencontre à Bruxelles les militants de son parti

Venus de Norvège, de Suède, d’Allemagne ou de France, plusieurs dizaines de membres de l’UNC (Union pour la nation congolaise) sont venus à Bruxelles écouter et applaudir leur héros, Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale et aujourd’hui très sérieux candidat à la présidence de la République.
A l’invitation de l’asbl Culture et Progrès et de la députée européenne Marie Arena, plusieurs orateurs avaient d’abord brossé une image de la situation actuelle du Congo. Un premier constat réunit le professeur Kita Phambu, enseignant à l’ULB et Arnaud Zacharie, président du centre national de coopération au développement : alors que le taux de croissance du Congo frôle les 10%, un chiffre qui fait rêver sous nos latitudes, et que la production de cuivre atteint les sommets inégalés de 900.000 tonnes de cuivre par an, les populations congolaises reçoivent très peu de retombées de ce pactole. Mauvaise gouvernance ? Mauvaise répartition des ressources ? Corruption et détournements au bénéfice des pays voisins ? Les constats se croisent et se rejoignent. Sur ce dernier point, celui des minerais de sang qui alimentent les conflits récurrents à l’Est du pays, Marie Arena rappela que l’Union européenne souhaiterait faire mieux que les Etats Unis qui, en adoptant la loi Dodd Frank ont pratiquement placé sous embargo toute la production minière issue de l’Afrique des Grands Lacs, pour manque de traçabilité. L’Europe, ou tout au moins les socialistes du Parlement européen, souhaiteraient étendre les restrictions à tous les minerais issus des zones de conflits, afin de ne pas pénaliser la seule Afrique centrale. A ce stade cependant, on est loin d’une application pratique de cette mesure car le groupe libéral (Alde) et le groupe démocrate chrétien (PPE) s’y opposent toujours et les lobbies de l’industrie minière se montrent très actifs sur le sujet.
Quant à Vital Kamerhe, il relata à ses partisans les chaudes journées de janvier dernier, lorsque dans plusieurs grandes villes du pays (Kinshasa, Goma, Bukavu, Kimpese) la population s’opposa à la loi qui aurait ouvert la voie à un « glissement » prolongeant le mandat du président sortant Joseph Kabila et où lui-même se retrouva séquestré dans les locaux de son parti à Kinshasa.
En accord avec Paul N’Nsapu, vice président de la Fédération Internationale des droits de l’homme, Kamerhe dénonça la répression disproportionnée des manifestations, le recours aux forces armées et le lourd bilan des évènements, chiffré à 43 morts. Il réclama aussi d’adoption de sanctions internationales afin que de tels abus ne demeurent pas impunis et détailla minutieusement les pièges du calendrier électoral tel qu’il a été présenté par la Commission nationale indépendante : «le coût de toutes les élections prévues pour 2016 est évalué à 1.650 millions de dollars. Sera-t-il possible de réunir une telle somme ? » Kamerhe, qui rappelle que Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement pour la libération du Congo, détenu par la Cour pénale internationale, pourrait retrouver la liberté sous peu, assure cependant que «quoi qu’il advienne, le Congo aura un nouveau président le 20 décembre 2016 et aussi un ex-président qui, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, sera encore en vie. » « L’opposition, conclut-il, « veut l’alternance, et nous y arriverons… » Mais il dénonça aussi les pièges qui pourraient encore être tendus d’ici cette échéance cruciale : le financement du scrutin, mais aussi le découpage territorial, en 26 provinces, et les difficultés du désarmement des rebelles hutus, qui rendent la guerre toujours envisageable…
Quant à Paul N’Sapu, il décrivit la mobilisation de la société civile, qui, dans le pays et à l’extérieur, s’organise déjà autour d’un seul thème « mon vote doit compter… »

Colette Braeckman

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 10:25
Vital Kamerhe, il faut des sanctions contre le régime

ABONNÉS Marie-France Cros Publié le samedi 14 mars 2015 à 14h48 - Mis à jour le samedi 14 mars 2015 à 16h23

International

Sous Mobutu, l’Europe avait réagi" après le massacre d’étudiants à Lubumbashi(1). "Nous voulons des sanctions, notamment des restrictions de visa", contre les principaux responsables de la répression des manifestations de janvier au Congo, a déclaré à Bruxelles, vendredi, un des chefs de l’opposition congolaise, Vital Kamerhe.

M. Kamerhe a été invité à s’exprimer devant le parlement européen, à l’invitation de la députée socialiste belge Marie Arena, avant de participer à une conférence sur la situation dans son pays avec des académiques et représentants d’ONG.

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